Un agent IA mal tenu est un stagiaire avec les clés du coffre. Voici les cinq règles que j'applique à chaque installation — et que j'ai apprises à mes dépens.
Tout le monde sait aujourd'hui brancher un modèle de langage sur une boîte mail. Le difficile, c'est que ça tourne six mois sans incident, et que vous puissiez expliquer à n'importe qui ce qui s'est passé et pourquoi. Mes règles viennent de là : de mois d'agents en service chez moi, de leurs erreurs, et des mécanismes qui les ont empêchées de recommencer.
Un agent commence par lire : vos mails, vos réservations, vos avis, vos documents. Il résume, il trie, il propose. Il n’envoie rien, ne modifie rien, ne supprime rien. Le droit d’agir s’ouvre ensuite, canal par canal, par une décision explicite de votre part — « oui, il peut répondre aux avis à 4 étoiles et plus ; non, il ne touche pas aux remboursements ».
Répondre à un client, publier, passer une commande, déplacer une réservation : ce sont des actes. L’agent les prépare et vous les validez — en un clic, sur votre téléphone. Les tâches sans conséquence (classer, résumer, alerter) tournent seules. La frontière entre les deux est écrite noir sur blanc dans votre dossier, et elle bouge quand vous le décidez, pas avant.
Qui a proposé quoi, sur quelle base, qui a validé, à quelle heure. Un journal en clair, relisible par vous, votre comptable ou votre avocat. Le jour où un client conteste, où l’administration demande, où vous voulez simplement comprendre, la réponse est là. Pas de boîte noire.
La boîte est un PC posé dans vos murs, sur votre réseau, avec votre propre abonnement Claude, souscrit à votre nom : vous payez le fournisseur directement, au prix public, et je ne revends aucun accès. Vos mails, vos documents, votre logiciel de réservation : elle les lit sur place, dans une copie locale. Rien de votre activité ne transite ni ne dort sur mes serveurs. Si vous me quittez, elle part proprement : effacement, sauvegardes restituées, clés retirées.
Votre abonnement Claude a un prix fixe, et la boîte travaille sur place : elle lit vos documents une fois, chez vous, au lieu de les renvoyer à chaque question. Elle mesure ce qu’elle consomme et vous le dit dans son rapport. Ce qu’ALPAI vous facture est écrit sur la page de l’offre, et il n’y a rien d’autre.
La boîte surveille sa propre machine : ses disques, son onduleur, ses sauvegardes. Quand il faut investir, elle vous le dit par écrit, daté, dans le brief et dans le rapport mensuel. Chaque avertissement entre dans un registre. Vous pourrez le relire des années plus tard et savoir ce qui avait été signalé, et quand. Une fois prévenu, la décision est la vôtre.
Tout tourne sur le PC posé chez vous. Je n’héberge aucune de vos données de travail. Ce qui sort de chez vous, c’est le brief qui arrive sur votre téléphone, ce que vous avez vous-même validé, et une seule chose de plus : la sauvegarde chiffrée de la boîte, qui part chez nous pour qu’une panne dans vos murs ne vous laisse pas sans rien.
Chaque droit ouvert à la boîte est une ligne signée : ce qu’elle peut faire, sur quoi, depuis quand. Ce qui n’est pas écrit, elle ne le fait pas. Et chaque action qu’elle mène entre au registre, avec sa raison et l’heure.
Un mois d'essai gratuit chez vous, douze places, et une réponse honnête — y compris « ce n'est pas un sujet pour une boîte ».
Ou un coup de fil : 09 72 19 12 71